15/04/2004

Dire, d'ire, dear

Faits de sociétés

Sur fond d’accordéon améliepoulinesque,

je  frappasse mon histoire :

Ce matin, je me lève des deux pieds (pas évident de se lever d’un pied, déjà essayé ?) sur ce monde tournant, et c’est parti pour les couloirs du métro : une grosse trentaine de stations plus loin, je me retrouve à l’orée de ma journée, face aux grandes portes pivotantes de mon lieu de prédilection…on continue dans la mécanique, et me voilà trois étages plus hauts que le reste de la platitude bruxelloise. Un regard par la fenêtre – pause : mmh, belle petite brume  – et c’est parti. Ouvrons les oreilles : ah, monsieur est mort… c’est sans doute mieux ainsi, quel reste de vie menait-il, agonisant depuis deux semaines à côté de sa petite femme, ouvrant les yeux,  ne comprenant pas que la faucille allait lui arracher son vieil amant. Pour elle, ce sera dur. Suite, tour en salle, gériatrie, remettre sur ces deux chers petons cette foultitude de vieux, comme on les appelle chez nous, sans respect aucun pour ces ex-libérateurs, ces bâtisseurs de notre monde, ces anciennes beautés sûrement…différence de culture : qui sont les sages ? Ce corps qui nous lache.

Tiens, déjà midi quarante-cinq, j’aurais faim ? Pas le temps de manger, un séminaire de plus…tant pis pour l’estomac. Quinze heures. Ouf, partage des tâches, je peux rentrer… Remétro, je tente de remonter aux sources de ‘Immortel’, en me plongeant dans le tome 1 de la ‘trilogie Nikopol’, voeux  pieux de comprendre…mais vlatipas que monte un monsieur et sa future promise parlant du divorce de ce dernier : ‘les avocats, tous des rapaces, 200 euros par mois, et si tu savais comme ma femme-mon ex, comme on dit (question d’habitude)- manipule tous ces magistrats. Avec ça, j’aurais pu partir en vacances, tout cet argent perdu…  ’. Mmh mmh, est ce que je marierai ? J’imagine, oui…en tout cas, impossible de me concentrer sur Bilal, alors j’écoute…après cinq arrêts, ‘catastrophe, on parlait tellement, je me rends compte qu’on s’est trompé de voie’. « Là,  vous assurez, monsieur inconnu presque divorcé » je pense « votre probable future risque de ne pas apprécier » au moins, j’aurai profité de votre histoire … et de retour dans ce beau six pièces (plus la toilette !), entre mes quatre murs, face à mes trois fenêtres, et mon écran, lisant et relisant, écrivant, pour cette communauté à moitié inconnue. Séduction, je prends. Sans souffrance, j ‘accepte. Bon, c’est pas tout ça, mais il faut que je bosse, apprendre, apprendre, apprendre.

Bonne journée   




18:53 Écrit par Youri | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Une passante de plus, un ticket de moins Aucun commentaire encore... pour un texte si simplement ressemblant à la banalité de prendre mon bus tous les matins pour aller au boulot, cet endroit qui me permets, à un mois d'écart, de matérialiser mon quotidien.

Écrit par : Lisa | 25/04/2004

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